Vivre avec le diabète de type 1 de son enfant de 3 ans

Publié le par untempspourelles

les-Schtroumpfs 1711Et oui, on pense toujours que ce genre de choses n'arrivent qu'aux autres !

 

"Un matin pas comme les autres et une journée du 29 janvier particulièrement longue et horrible !"

 

- Il est 13h00 et notre Stroumpf n'est toujours pas levé, même s'il s'est couché un peu plus tard que d'hâbitude, inquiéts, on décide de le réveiller !

Et là, le stress nous envahit, nous avons bien du mal à le reveiller, notre Stroumpf est tout "mou", ne parle pas, telle une poupée de chiffon ...

Température 35 °, une demie-heure plus tard, température : 34.6 ° !

Paniqués, on perd vite ses moyens, nous ne savons pas quoi faire ... Je téléphone à ma soeur qui me dit, biensûr appelle le samu ...

Le samu (voire article à ce sujet de ma soeur)

 

Après 4h00 d'attente aux urgences de l'Hôpital du Coudray, le verdict concernant l'hyporthermie de notre Stroumpf c'est qu'il est diabétique de type 1 (anciennement appelé : Insulinodépendant)...

 

Papa "Fabidule" et moi-même sommes sur le "c..." on ne s'attendait pas à ça ! On nous dit qu'il est en hyper de 7.00 (au lieu de 1.20 pour une personne non diabétique et 1.70 pour une personne diabétique)

On pleure tous les deux, et notre Stroumpf qui est réveillé depuis peu (16h00) ne comprend pas mais se laisse faire, se laisser piquer ses tous petits doigts, son petit bras, etc. sans mots dire et sans pleures !

 

On nous dit qu'on va rester 10 à 15 jours à l'hôpital ! On nous dit qu'il faut que les deux parents soient présents, y'à pas le choix !

Il faut apprendre à encaisser cette nouvelle, la digérer et ensuite apprendre tout simplement à vivre avec cette maladie à vie de notre petit trésor !

 

En tant que mère et enceinte de plus est, on se rejette la faute dessus !... pas la peine me dit-on, ça n'a absolument rien à voire ...

 

On nous pose tout un tas de questions sur le comportement de Stroumpf ces derniers temps, sur toutes les maladies connues dans notre famille...

On nous rassure, on nous apaise, nous conforte, on nous apprend déjà des nouveaux termes : insuline, dextro, milimole, hyper, hypo ... et j'en passe ! Ce vocabulaire fait maintenant partie intégrante de notre vie de tous les jours .

 

Le mercredi 9 février, après des courtes nuits, des cours avec une diététicienne, des cours avec un docteur, de l'apprentissage, une formation, encore et encore tant théorique que pratique ; 

on nous autorise à rentrer chez nous  ! car "nos liens, notre amour et notre jolie famille" nous a permis de mieux appréhender cette nouvelle nous dit quasiment tout le personnel hospitalier qui nous a aidé et encadré ! (un grand merci à eux d'ailleurs pour leur gentillesse, leur professionalisme, leur écoute, leur patience ...)

 

Et nous voici parti à vivre une nouvelle vie :

Prendre le taux de glycémie de notre bébé de 3 ans et demi toutes les deux heures,

Noter les résultats dans un carnet,

Gérer son alimentation, c'est à dire, peser les féculents, les protéines, les lipides, calculer les glucides,

Faire les piqures d'insulines matin et soir, traitement quotidien à vie,

Manger à heures fixes,

Ne plus accorder de sucreries dans la journée,

Ne plus autoriser la longue sieste au delà de l'heure du goûter,  que notre Stroumpf aimait tant,  

Ne plus autoriser à grignoter dans la journée,

Les sucreries par-ci, par-là, sont presques banies (on peut autoriser biensûr pour cas exeptionnels, sans abuser et tout en surveillent les hyper)

On le force à manger, pas possible de faire l'impasse sur son alimentation ..

On regarde les étiquettes alimentaires une par une et on calcul, on pèse encore et encore !

 

Tout ceci, afin de stabiliser les taux de glycémie de notre Stroumpf et que tout aille pour le mieux pour lui !

Il est si jeune, ce n'est pas évident même si c'est un véritable petit bonhomme bien fort car il comprend ce qui lui arrive, il n'a jamais pleuré pour toutes ces piqures...reste les repas qui restent encore bien difficiles mais au fil du temps ça ira mieux .

 

Pour une gastro chez une diabétique, c'est pareil, on ne gère pas de la même manière : obligés d'alimenter un enfant qui est malade c'est pas facile mais sans conséquences de risque de le faire descendre en hypo et l'hôpital nous dit qu'il faut surveiller ses "dextro" toutes les heures :-(( et s'il descend trop en hypo, direction hôpital !

Enfin voilà un scénario, nouveau, que nous avons su gérer. ça nous apprend :-(

 

Cette nouvelle est encore toute nouvelle, toute fraiche, il nous est arrivé il y a pas longtemps de douter sur le diagnostic mais on fait face !

Il y a pire, ce dit-on.

 

Pour le bien-être futur de notre schtroumpf, mieux vaut appliquer tous les bons conseils et avoir une vie bien equilibrée afin de limiter au maximum les risques et complications du diabètes (amputations, cécité, troubles cardiaques, ...)

 

Et puis, on apprend à vivre avec, comme tout le monde. Le diabète peut poser des problèmes dans certaines situations, mais grâce à une bonne hygiène de vie, grâce à des conseils médicaux, on apprend à vivre nos activités quotidiennes et contrôler sa maladie !

 

"On fait mal gré, bon gré" ????

  

Pauvre  petit ange ...

 

A.

 

 

 

 

Publié dans Nos schtroumpfs

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E

ma puce..qu'elle article...je suis toute chose en lisant tout ça! on est vraiment dedans et on voit a quel point ça ne pas etre simple tous les jours...on pense fort fort à vous mes loulous!! on
vous aime fort!!


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